Présences invisibles

Dans un monde où le sauvage est contraint, fragmenté et utilisé à nos fins, il survit à notre porte. Discret et farouche, il se dissimule dans les interstices des paysages que nous cherchons éperdument à maîtriser.

Son observation devient alors un exercice de patience, une manière d’apprendre à écouter, à lire ce qui se déplace, s’efface ou se laisse difficilement entrevoir.

Ces images sont le fruit de ces instants de contemplation, où ces êtres apparaissent brièvement, au rythme des saisons et de la place ténue que nous leur laissons.